L'attentat de Sarajevo

L'attentat de Sarajevo
Le détonateur du processus diplomatique aboutissant à la guerre est le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, et de son épouse morganatique Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par un étudiant nationaliste serbe de Bosnie, Gavrilo Princip. Les autorités autrichiennes soupçonnent immédiatement la Serbie voisine d'être à l'origine du crime. Le 5 juillet, l'Allemagne assure l'Autriche-Hongrie de son soutien et lui conseille la fermeté. Il semble au haut commandement allemand que jamais les chances d'un succès contre la Serbie, la Russie et la France ne seraient aussi favorables. Berlin pense que, manquant d'artillerie lourde, la France retiendra la Russie. Il y a risque de guerre, mais il semble limité. C'est la politique dite « du risque calculé » définie par le chancelier Bethmann-Hollweg. L'Autriche, quant à elle, compte profiter de l'occasion pour éliminer la Serbie en tant que puissance dans les Balkans.

# Online seit Freitag, 06. März, 2009 um 05:34

La guerre est déclarée

Le 23 juillet, l'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum en dix points à la Serbie dans lequel elle exige que les autorités autrichiennes puissent enquêter en Serbie. Le lendemain, à l'issue du Conseil des ministres tenu sous la présidence du tsar à Krasnoïe-Sélo, la Russie ordonne la mobilisation générale pour les régions militaires d'Odessa, Kiev, Kazan et Moscou, ainsi que pour les flottes de la Baltique et de la mer Noire. Elle demande en outre aux autres régions de hâter les préparatifs de mobilisation générale. La Serbie décrète la mobilisation générale le 25 et, au soir, déclare accepter tous les termes de l'ultimatum, hormis celui réclamant que des enquêteurs autrichiens se rendent en Serbie. Au même moment, l'Autriche rompt ses relations diplomatiques avec la Serbie. Le lendemain, l'Autriche ordonne une mobilisation partielle contre la Serbie pour le 28, jour où elle déclare la guerre à la Serbie.


Guillaume II déclare l'état de guerre le 31 juillet.Le 29 juillet, la Russie déclare unilatéralement - en dehors de la concertation prévue par les accords militaires franco-russes - la mobilisation partielle contre l'Autriche-Hongrie. Le chancelier Bethmann-Hollweg se laisse alors jusqu'au 31 pour une réponse appropriée. Le 30, la Russie ordonne la mobilisation générale contre l'Allemagne. Le lendemain, l'Allemagne proclame « l'état de danger de guerre ». C'est aussi la mobilisation générale en Autriche pour le 4 août. En effet, le Kaiser Guillaume II demande à son cousin le tsar Nicolas II de suspendre la mobilisation générale russe. Devant son refus, l'Allemagne adresse un ultimatum exigeant l'arrêt de sa mobilisation et l'engagement de ne pas soutenir la Serbie. Un autre est adressé à la France, lui demandant de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie. En France, Jean Jaurès, à la veille de dénoncer les man½uvres qu'il perçoit comme bellicistes du gouvernement Viviani, est assassiné à Paris par Raoul Villain le 31 juillet.

Le 1er août, à la suite de la réponse russe, l'Allemagne mobilise et déclare la guerre à la Russie. En France, le gouvernement décrète la mobilisation générale le même jour, à 16h00. Le lendemain, l'Allemagne envahit le Luxembourg, pourtant neutre et adresse un ultimatum à la Belgique, elle aussi neutre, pour réclamer le libre passage de ses troupes. L'Italie déclare qu'elle reste neutre. Au même moment, l'Allemagne et l'Empire ottoman signent une alliance contre la Russie. Le 3 août, la Belgique rejette l'ultimatum allemand. L'Allemagne, qui entend prendre l'initiative militaire selon le plan Schlieffen, déclare la guerre à la France qui, à l'ultimatum allemand, avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts ». L'Allemagne déclare ensuite la guerre à la Belgique.

L'Angleterre déclare qu'elle garantit la neutralité de la Belgique. Le lendemain, les armées allemandes pénètrent en Belgique. Le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l'Allemagne, lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le gouvernement de Londres ne reçoit aucune réponse, et déclare donc la guerre à l'Allemagne. Faisant partie du Commonwealth, le Canada, l'Australie, l'Inde, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud entrent automatiquement en guerre contre l'Allemagne. Le 6 août, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie aux côtés de l'Allemagne. Le 11, la France déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie, suivie par l'Angleterre le 13. Enfin, le 23 août, le Japon déclare la guerre à l'Allemagne.

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# Online seit Freitag, 06. März, 2009 um 05:39

L'Uniforme Français 1

L'Uniforme Français 1
La France au début du conflit, conservait des tenues d'un style hérité de la guerre de 1870, dans des teintes bleues et rouges. La tenue réséda essayée en manoeuvres en 1911, n'avait pas été adoptée. Le soldat français portait une casquette rouge ,ou parfois bleu, en guise de protection.L'uniforme etait inconfortable et très voyant.Le rouge de l'uniforme etait appellé "garance".

# Online seit Freitag, 06. März, 2009 um 05:51

L'Uniforme Allemand 1

L'Uniforme Allemand 1
L'Allemagne faisait porter a ses soldats un uniforme confortable et peu voyant il était d'une couleur appellé vert-de-gris.Contrairement aux autres soldats de l'époque les soldats bénéficiaient d'un casque en appelé Helmut.

# Online seit Freitag, 06. März, 2009 um 06:35

Le Fusil Lebel

Le Fusil Lebel
La décision de mettre en commande le futur fusil Mle 1886 a été prise par le général Boulanger, ministre de la Guerre, en janvier 1886. En effet, il était devenu impératif de remplacer le Fusil Gras Mle 1874 à un coup, dépassé depuis l'apparition dans l'Empire Allemand du nouveau modèle de Mauser, le Mle 1871-84 à répétition. Par surcroît la Marine française avait déjà pris de l'avance sur l'armée en adoptant un fusil à répétition de 11 mm à magasin tubulaire, le fusil Mle 1878 dit fusil « Kropatschek », suivi par le fusil de marine Mle 1884 et enfin le fusil d'essai Mle 1885, toujours en 11mm Gras, qui est l'ancêtre direct du fusil Lebel en ce qui concerne l'architecture de l'arme. Enfin , l'invention de la poudre « B » par Paul Vieille, en 1884, avait été le facteur décisif expliquant la hâte avec laquelle le général Boulanger avait exigé la mise au point accélérée (en moins d'un an) du nouveau fusil d'infanterie. L'adoption officielle du fusil Mle 1886 date du 1 mai 1887. Contrairement à la poudre noire, la poudre « B » à base de nitrocellulose était pratiquement sans fumée et sans residus appreciables de combustion. Cette innovation permit de réduire le calibre de 11 mm à 8 mm et d'améliorer de façon spectaculaire les vitesses initiales et donc la rasance et la portee du projectile. Cette augmentation des vitesses initiales avait egalement été rendue possible par les balles chemisées en maillechort (ou cuivre) inventées par le capitaine Eduard Rubin de l'Armée Suisse en 1882. L'avance prise par le fusil Mle 1886 sur tous les autres fusils d'infanterie de l'époque, qui utilisaient toujours la poudre noire et les balles en plomb, ouvrait une revolution dans l'armement portatif.

La creation de l'arme fut menée en un an et demi seulement par la Commission des Fusils à Répétition présidée par le général Tramond. L'étui de la nouvelle cartouche de 8 mm fut mis au point par le colonel Gras et le capitaine Desaleux. La balle « M », chemisée en maillechort, fut mise au point par le lieutenant-colonel Nicolas Lebel directeur de l'École normale de tir; la culasse mobile à doubles tenons par le colonel Bonnet. Le colonel Gras et surtout les contrôleurs d'armes Albert Close et Louis Verdin, à Châtellerault, furent responsables de l'architecture détaillée de l'arme et de son usinage. Le lieutenant-colonel Lebel insistait toujours de son vivant qu'il s'agissait d'une création collective qui devait surtout au colonel Gras. La mise en route des fabrications industrielles fut confiée aux trois grandes manufactures d'État : Châtellerault, Saint-Étienne et Tulle. Grâce à une fabrication accélérée, ces manufactures purent délivrer plus de deux millions de fusils Lebel avant la 1ere Guerre Mondiale. Presque toutes les pieces du fusil Lebel sont marquees au meme numero, y compris la crosse et le fut. La finition etait excellente , a l'interieur comme a l'exterieur de l'arme. La tete de la culasse mobile fut modifiée en 1893 d'où l'appellation réglementaire du fusil Lebel : « Fusil Mle 1886M93 ». Le fusil Mle 1886-93 était une arme robuste et précise dont la principale faiblesse était son magasin tubulaire sous le canon qui ne permettait pas un rechargement rapide pour le tir à répétition. Enfin le fusil Lebel pouvait etre equipe, sans modifications, de lunettes de tir reglementaires ( APX Mle 1916, Mle1917 et Mle1921) permettant le tir de precision jusqu'a 800 metres. Le nombre total de fusils Lebel fabriqués par les Manufactures d'Etat entre 1887 et 1920 dépasse les 3 500 000 unités .

# Online seit Freitag, 06. März, 2009 um 13:06